Quels effets du Covid-19 sur le marché immobilier ?

La crise sanitaire engendrée par la maladie Covid-19 a une répercussion dévastatrice sur l’économie mondiale. Actuellement, la pandémie touche lourdement le secteur immobilier. D’après le comité de la SCHL ou Société canadienne d’hypothèque et de logement, le prix des logements pourrait baisser de 18 %.

L’impact du Coronavirus sur la vente immobilière

À en croire une interview avec le n° 1 de la SCHL, Evan Siddall, devant le comité permanent des Finances du Parlement, le prix de logements, maisons ou appartements risquerait de chuter jusqu’à 18 % de leur valeur nominative. La cause est évidente, la pandémie n’est plus une simple crise sanitaire engendrant des millions de morts dans le monde, mais elle attaque également l’économie mondiale. Bon nombre de salariés ont perdu leur emploi à cause de fermeture de leur entreprise ou de la mise en chômage technique. Ainsi, le nombre de clients potentiels en mesure d’acheter une maison baisse constamment, surtout dans les pays les plus touchés comme l’Italie, l’Espagne, la France pour les pays d’Europe et les USA pour le continent américain.

L’impact de la pandémie COVID-19 sur l’investissement locatif

 Il n’y a que la vente immobilière qui souffre actuellement, mais aussi l’investissement locatif. En effet, la plupart des ménages ne parviennent plus à payer leur loyer. Après 4 mois de confinement dans les pays les plus touchés de la maladie du Coronavirus, de plus en plus de foyers déclarent ne plus en mesure de payer leur loyer. À New York, on assiste même à une grève de loyers. Le 1er mai, jour du paiement des loyers pour les New Yorkais, nombre de locataires n’ont pas l’intention de passer à la caisse. À en croire un barman, il souhaite garder le mille dollars qu’il doit verser à son propriétaire. À Brooklyn, près de la moitié des locataires ont également décidé de ne pas acquitter leur dette, faute de moyen financier. Certaines personnes ont pris la même décision seulement par solidarité avec leurs colocataires. Les grévistes réclament un gel des loyers ainsi qu’une annulation pure et simple des paiements durant quelques mois. D’après Evan Siddall, les paiements hypothécaires risquent également de subir des retards de 20 % d’ici fin septembre.

Crise du Coronavirus : qu’en est-il du crédit immobilier ?

Les acteurs œuvrant dans l’immobilier ne cessent de trouver des solutions et perspectives pour essayer de survivre. En plein cœur de la crise sanitaire, la centrale de Financement reste toujours mobilisée. Toutes les équipes de la plateforme continuent de répondre aux demandes de financement aussi bien des particuliers que des investisseurs. Lorsqu’un dossier est déjà en cours pour un acheteur de maison alors que le compromis de vente n’a pas encore signé, il est désormais possible de signer l’acte notarial à distance. Il pourra ensuite différer sa signature après le déconfinement. Au lieu d’autoriser le vendeur à se désengager, le conseil avance une solution d’attendre la mise en place de la signature différée. Les deux contractants doivent se mettre d’accord sur le prolongement des délais pour la signature du compromis.